21 Mai 2018

Lyrebird : la start-up qui donne (et redonne) la parole à tout le monde


Barack Obama :       « Hé Don ! Tu as entendu parler de cette nouvelle technologie ? »
Donald Trump :        «Tu veux parler de ce nouvel algorithme qui imite les voix ? »

Barack Obama :       «Oui, créé par une start-up du nom de Lyrebird. »

Donald Trump :        «C’est énorme, ils peuvent maintenant nous faire dire n’importe quoi. Comment ça fonctionne ? »

Hillary Clinton :         «Salut les gars, je crois qu’ils utilisent l’apprentissage profond et les réseaux de neurones artificiels. »

 

Cet échange n’a jamais eu lieu. Néanmoins, il a été écouté des centaines de milliers de fois, rien que sur SoundCloud. Quelle publicité formidable pour la montréalaise Lyrebird, la première au monde à atteindre une telle qualité dans le domaine des voix synthétiques. Et la start-up n’en est qu’à sa version bêta! Pas étonnant qu’elle fasse parler d’elle un peu partout et qu’elle ait obtenu du financement de la part d’investisseurs réputés de la Silicon Valley.

Comment ça marche ? À partir d’un court enregistrement, l’IA de Lyrebird synthétise la voix puis la reproduit à volonté pour énoncer de nouveaux contenus, en modifiant éventuellement le ton et en lui ajoutant des émotions. Imaginez lire une histoire à vos descendants, génération après génération !

Les débouchés sont infinis. On pense tout de suite aux univers du jeu vidéo, de l’animation, du livre audio, mais aussi à des fins humanitaires. En collaboration avec l’ALS Association, Lyrebird a d’ailleurs créé le projet Revoice pour venir en aide aux victimes de la sclérose latérale amyotrophique susceptibles de perdre leur voix un jour.

Lyrebird est née à l’Institut des algorithmes d’apprentissage de Montréal (MILA) que dirige Yoshua Bengio, chef de file mondial en intelligence artificielle et ardent défenseur du développement responsable de la technologie. Les fondateurs de la start-up, Alexandre de Brébisson, Jose Sotelo et Kundan Kumar, placent donc naturellement l’éthique au centre de leur création : Lyrebird ne pourra être utilisée qu’avec le consentement de ceux qui lui prêteront leur voix.

Mais au fait, d’où vient le nom Lyrebird ? Il fait référence à l’oiseau-lyre, qui arrive à imiter le chant de plus de 20 types d’oiseaux et pratiquement tous les sons qu’il entend, y compris celui d’une tronçonneuse ou d’une alarme antivol.

 

Pour en savoir plus :

Lien SoundCloud

Version Beta de Lyrebird

Projet Revoice (anglais seulement)

 

Pour entendre l’oiseau-lyre :

Extrait BBC

 

 

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